On en parle dans la presse


Le Télégramme - 2016-06-29 19:20:00+00:00

Julien et François, vos locataires ?

Jennifer Pinel La terre, c'est le nerf de la guerre pour l'installation des jeunes agriculteurs. Surtout si ceux-ci ne sont pas issus d'une lignée paysanne. Installés en apiculture, arboriculture et élevage ovin à Ploubezre, François et Julien comptent sur l'épargne solidaire pour disposer de la leur. Un choix financier et moral.
C'est un projet agricole peu commun que montent actuellement Julien Le Dem et François Vanghent, dans les fonds de vallée verdoyants de Ploubezre. « Frouezh al Lann » pour « Fruits et lande », en breton, c'est le nom qu'ont choisi les deux jeunes Trégorrois dont les entreprises resteront distinctes. Les fruits, c'est pour l'activité que développe François Vanghent, 33 ans, diplômé en gestion forestière et en conduite de projets en environnement. Après avoir vécu trois ans à Mayotte, il est actuellement conducteur de travaux forestiers à l'Office national des forêts. Un poste qu'il occupe à mi-temps, tandis que sa vingtaine de colonies d'abeilles prend ses marques dans les ronciers ploubezriens et que ses cognassiers, châtaigniers, noisetiers, noyers, poiriers et autres fruitiers s'enracinent sur ces terres converties en bio depuis quinze ans. La lande ? « C'est en référence à la race de moutons locale Landes de Bretagne », dévoile Julien Le Dem, 32 ans. La race à viande savoureuse qu'a choisi d'élever ce diplômé en BTS animal titulaire d'une licence en environnement, sur ces mêmes terres de qualité, bien qu'inaccessibles aux engins agricoles.
« Tout le monde peut acheter une part des terres »
La terre, c'est le nerf de la guerre, en agriculture. Plus encore peut-être pour Julien Le Men et François Vanghent qui, n'étant pas fils de paysans, ne s'intègrent pas dans le schéma classique de la transmission familiale. 80.000 €, c'est le montant qu'il leur faut financer pour pouvoir devenir propriétaires des 13 hectares sur lequel ils ont bâti les fondements de leurs projets. « Hors de question de s'endetter sur des années », décident les jeunes paysans. Renseignements pris auprès de l'association Terre de liens, ils ont finalement opté pour un financement par Groupement foncier agricole (GFA). « Concrètement, tout le monde peut acheter une part (100 €) des terres qu'on louera ensuite aux membres de ce GFA. Notre idée, c'est de réduire à son minimum l'investissement. Ça nous permet de nous lancer plus légers dans des projets d'agriculture moins intensive et dans le même temps, ça crée une passerelle entre le monde agricole et les citoyens. On leur offre les moyens d'investir dans un projet local qui a du sens plutôt que de placer de l'argent en banque sans savoir vraiment à quoi il sert », explique François Vanghent. La tonte au naturel Le temps de monter leur activité et de faire connaître leur démarche, Julien et François ont signé un compromis de vente, en janvier. Celle-ci sera effective en juillet, date à compter de laquelle ils auront « un an pour rassembler la somme nécessaire ». En attendant, les projets mûrissent aussi vite que les fruits de François qui réfléchit déjà à la transformation de ses différentes productions. Mené par Laouen (joyeux, en breton), le troupeau de brebis, qui ne devrait jamais connaître la vie en bergerie, s'agrandira au fil des années et des partenariats avec les collectivités locales éventuellement intéressées par un système de tonte au naturel. « J'ai déjà envoyé une lettre à Lannion Trégor Communauté », confie Julien Le Dem qui rêve déjà de transhumance et s'inquiète de voir une salle de découpe intégrée aux plans du nouvel abattoir de Beg-ar-C'hra. « Si on veut aller de la fourche à la fourchette, il faut que les outils collectifs soient là... » © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/agriculture-julien-et-francois-vos-locataires-29-06-2016-11127712.php#qhfShTBEk3Bii72E.99

Ouest France - 2016-07-05 19:21:13+00:00

Pour ces paysans de Ploubezre, le bonheur n'est pas dans le prêt

À Ploubezre, Julien Le Dem et François Vanghent misent sur l’épargne solidaire pour acquérir des terres. Et ainsi s'investir dans l’élevage de moutons et l’apiculture, sans s’endetter. L'appel est lancé !
À Ploubezre, Julien Le Dem et François Vanghent se lancent dans l’élevage de moutons et l’apiculture. "Nous souhaitons avoir 13 ha pour notre projet. Mais un emprunt de 75 000 €, auprès d’une banque, nous endetterait pour trente ans", expliquent Julien Le Dem et François Vanghent, respectivement oviculteur et apiculteur.
Une race locale
Les deux paysans trégorrois, d’une trentaine d’années, ont créé un GFA (groupement foncier agricole) dénommé Frouezh al Lahn (Fruits et lande). En lien avec la race locale de moutons élevés par le premier (des Landes de Bretagne) et les fruits pour l’une des activités du second : l’arboriculture. Pas un don, mais une épargne "Une personne qui achète une part du terrain est rémunérée chaque année en fonction de notre résultat", précisent les trentenaires, diplômés en production animale et environnement, ainsi qu’en gestion forestière. Pour le moment, ils ont récoltés entre 5 et 10 % de la somme voulue. Ils ont un an pour la collecter. Chaque part de terrain a une valeur de 100 €. Et les « actionnaires » sont libres de revendre tous les trois ou cinq ans leurs parts, dont les intérêts peuvent grimper de 1 à 2 % par an.

Ouest France - 2016-06-27 19:23:00+00:00

Deux jeunes paysans bio cherchent soutiens

Deux jeunes Trégorrois appellent la population à rejoindre leur projet de groupement foncier agricole (GFA), baptisé Frouezh al Lann. Ils organisent une réunion d'information mercredi, à 18 h, au Pixie à Lannion. L'idée étant de les aider à s'installer en agriculture biologique à Ploubezre, autour d'un projet combinant la culture fruitière, l'élevage obin et l'apiculture.
La particularité de ce projet repose sur ce groupement foncier agricole, qui permet d'impliquer les citoyens : ils peuvent investir dans un projet porteur de sens. « Nous avons un an pour rassembler la somme nécessaire à la création de ce GFA, à savoir 75 000 € », indique François Vanghent, l'un des deux agriculteurs qui souhaitent ainsi faire l'acquisition de 13 hectares.
« Le GFA achète les terres et en devient propriétaire. Il les loue ensuite à un ou des agriculteurs. Chaque associé détenant une ou plusieurs parts selon le montant investi », expliquent les deux Trégorrois, qui en détailleront les modalités à la réunion.

Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait (Mark Twain)